7 Aides Pour Ouvrir Une Franchise SANS APPORT

7 Aides Pour Ouvrir Une Franchise SANS APPORT
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La franchise est-elle une solution anti-chômage ? Oui, d’autant plus que vous pouvez devenir franchisé sans apport personnel. La franchise est une bonne solution pour démarrer sa première entreprise, parce que le lancement est « pré mâché ». L’alternative est d’autant plus alléchante qu’il existe un tas d’aides pour le financement, permettant même d’ouvrir un commerce sans apport. Mais si vous voulez monter votre boîte, peut-être ne savez vous pas comment vous lancer. Je vous explique tout, notamment :

  1. L’aide de BPI FRANCE
  2. Le fonds de garantie femme
  3. Le NACRE
  4. L’apport de l’ADIE pour les micro franchises
  5. OSEO
  6. L’aide de Pôle Emploi
  7. Les aides des banques
  • Comment démarrer sans apport

1. L’aide de la BPI

Vous vous souvenez du PCE ? Le prêt à la création d’entreprise faisait partie des aides financières pour les chômeurs qui voulaient se lancer en franchise, et allait de 2000 à 7000 euros. Cette somme venait compléter ce que pouvait mettre à disposition la banque. Toutes les entreprises pouvaient en faire la demande, sauf celles relevant du système agricole, de la médiation et de la location financière.

Mais le financement pouvait aller jusqu’à 45 000 €, si les banques partenaires acceptaient de co-financer le projet, le tout sans demander à l’entrepreneur sa caution personnelle.

Un prêt en remplace un autre : la fin du PCE

Aujourd’hui, exit le PCE. Il a été supprimé, car apparemment, il n’y avait pas assez d’entrepreneurs qui en bénéficiaient. C’est le dispositif de garanties de la BPI FRANCE qui a pris le relai.

Il s’agit pour l’entrepreneur de pouvoir s’appuyer sur un organisme qui va garantir son prêt auprès de la banque, et d’avoir des démarches simplifiées, avec 1 seul dossier à remplir.

Qui est concerné, et pour combien ?

Ce dispositif de garanties de prêts n’est pas pour toutes les entreprises. Il faut que la votre ait – de 3 ans d’existence. Par contre, l’enveloppe est plus élevée : 200 000 €, avec une garantie de la BPI à hauteur de 70%.

Que pouvez vous financer avec cet argent ?

Principalement 2 choses : vos investissements, et votre BFR (besoin en fonds de roulement).

2. Le fonds de garantie pour les femmes qui entreprennent

Il s’agit du Fond de Garantie à l’Initiative des Femmes (FGIF). Il ne concerne pas tout le monde : vous devez être une femme ! Pourquoi ? Parce qu’elles évoluent dans une société machiste et ont un peu plus de mal à trouver les financements nécessaires, d’où la création de ce fonds qui se porte caution à hauteur de 80% du prêt bancaire. Les risques sont ainsi limités (pas de garanties personnelles à donner, mais la banque peut prendre une garantie sur le bien). Seules les entreprises de – de 5 ans sont concernées.

Qui peut en bénéficier ?

Pour être éligible, vous devez :

  • Être une femme.
  • Être inscrite à Pôle Emploi.
  • Être dans une certaine.
  • Vouloir créer votre entreprise, ou en reprendre une.
  • Être déjà à la tête d’une entreprise, mais depuis – de 3 ans.

Les conditions

Comme je le disais en préambule, c’est 80% du prêt bancaire qui peut être couvert par le FGIF. Quant au montant garanti, il peut atteindre 50000 €. Pour le remboursement, le prêt ne peut pas être remboursé en moins de 2 ans.

C’est une garantie qui a un coût : 2,5% de la somme garantie.

Comment l’obtenir ?

Vous devez vous mettre en contact avec  l’association territoriale France Active de votre région. Sur place, la personne qui va s’occuper de votre dossier connait les banques et les partenaires locaux. Elle pourra vous mettre en contact avec les uns et les autres.

3. Le dispositif NACRE

Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez lire aussi l’article complet que j’ai consacré au sujet sur cette aide à taux 0.

Etre demandeur d’emploi, c’est l’occasion de mettre le système à contribution pour réaliser son rêve : devenir chef d’entreprise. Le dispositif NACRE permet aux chômeurs de se lancer. Si l’accompagnement est financier dans un premier temps, il s’inscrit aussi dans la durée, pour une création et une reprise.

Contrairement aux idées reçues, c’est souvent le montage qui pose problème; et un petit coup de main n’est pas de trop, surtout qu’ici, il dure 3 ans, les années nécessaires pour atteindre la pérennité. Etre accompagné de la sorte permettra aussi d’obtenir un crédit bancaire avec plus de facilités.

De quoi s’agit-t-il

Des acronymes qui signifient Nouvel accompagnement pour la création et la reprise d’entreprise. C’est une avance remboursable allant de 1000 à 8000 euros, sur laquelle vous n’allez pas avoir à payer d’intérêts.

Délai de remboursement : 5 ans tout au plus.

Pour quoi faire ?

Vous allez avoir besoin de fonds propres pour faire des prêts bancaires par exemple. Cette avance va venir les augmenter.

Attention : votre plan de financement ne doit pas dépasser les 75000 €. De la même façon, NACRE ne fonctionne pas pour les reprises ni pour des projets collectifs de création.

Les bénéficiaires du prêt à taux zéro

  • Les demandeurs d’emploi.
  • Ceux qui touchent le RSA.
  • Les salariés qui reprennent leur entreprise (seule exception à la reprise).
  • Les créateurs dans un quartier prioritaire.

Une autre partie de l’aide permet aussi de se faire accompagner de l’idée à la réalisation effective, dans les délais suivants :

Où l’obtenir ?

Pour savoir si vous êtes éligible, vous pouvez vous rapprocher de la CCI, des missions locales, et même poser la question à votre expert comptable !

Le saviez-vous : d’autres aides existent, et vous pouvez même les cumuler entre elles !

  • L’ACCRE (voir votre CFE – Centre de formalités des entreprises).
  • L’ARCE (voir votre conseiller Pôle Emploi).
  • La garantie BPI (voir le chapitre 1 de cet article).
  • Les aides de votre région.

Le saviez-vous : l’ACCRE, c’est aussi des réductions de charges sociales, dans les limites suivantes :

4. L’ ADIE pour une micro franchise

L’association prend de plus en plus de place dans l’activité économique en France, notamment grâce à son implication dans la micro franchise solidaire, qui permet à chacun de créer son emploi en créant une activité qui a déjà fait ses preuves avec d’autres.

Ce concept permet de se réinsérer tout en devenant l’acteur de sa vie professionnelle. L’association accompagne le créateur avec des petits prêts, mais aussi des formations. Ces filières d’entreprises clés en main sont limités à quelques secteurs qui ne nécessitent pas de compétences particulières : devenir chauffeur de voiture sans en avoir une, faire des petits travaux, de jardinage ou de couture, livrer des colis, ouvrir son food truck…

Retrouvez ici tous mes articles qui parlent de l’ADIE :

  1. Les prêts d’honneur
  2. Faire un crédit quand on est chômeur
  3. La micro assurance

En savoir plus sur la micro franchise solidaire

Voilà un nouveau concept qui va vous permettre de pouvoir monter votre entreprise sans prendre trop de risques.

De quoi s’agit-il ? De la possibilité de créer votre emploi avec une offre clés en main relative à des choses qui ont déjà marchés. Des entreprises existantes, qu’on appellera des franchises solidaires vont mettre leur concept à votre disposition. Vous deviendrez alors un franchisé de la marque que vous aurez choisi.

Les avantages

Pour vous, c’est l’assurance de pouvoir :

  1. Bénéficier de la notoriété d’une marque.
  2. Recevoir un savoir faire qui a fait ses preuves par le passé.
  3. Obtenir des méthodes commerciales qui fonctionnent sans avoir à les tester.
  4. Recevoir une formation.
  5. Bénéficier de services comme celui d’une centrale d’achat.

Les conditions

Comme pour toute franchise, il vous faudra apporté un investissement au départ, qui ne sera pas plus élevé que 10000 € pour une franchise solidaire.

La bonne nouvelle si vous n’avez pas cet argent, c’est que l’ADIE va pouvoir vous le prêter via un micro-crédit.

BON À SAVOIR : de même qu’il existe des incubateurs pour les start-up , il en existe un pour les microfranchises solidaires mis en place par l’ADIE.

5. OSEO : une aide supplémentaire au financement d’une franchise

Ce n’est pas parce que vous avez des velléités à vous lancer que vous en avez forcément les moyens. Mais le manque d’argent ne doit pas vous décourager. Il y a des aides pour les entrepreneurs, pas trop difficiles à obtenir à condition que le projet tienne la route.

Commencez donc par contacter Oséo, qui dispense des prêts à la création d’entreprise, sur dossier, et pour un montant de 7000 euros. Pour en faire la demande, il faut déjà être immatriculé. Les chômeurs peuvent avoir droit au NACRE, qui est un accompagnement financier au démarrage (lire un peu plus haut si vous avez sauté le paragraphe).

6. L’aide de Pôle Emploi

Nous en avons déjà détaillé plusieurs. D’autres existent, comme l’aide à la formation professionnelle.

Celui qui a décidé d’ouvrir une franchise en étant chômeur ne doit pas le faire sans l’aide de Pole Emploi, qui met à sa disposition des financements et des aides à la création. Mais l’organisme va plus loin. Et les secteurs concernés sont nombreux : l’alimentation, les services, la vente, l’automobile, l’immobilier, la restauration…

Commencez par comprendre ce qu’est une franchise : le droit de vendre le produit d’un autre, ou de le mettre en avant de la même façon, en profitant de son nom et de son réseau, contre rémunération. Cela implique des droits mais aussi des devoirs.

La franchise va vous permettre de gagner beaucoup de temps dans votre création d’emploi

Pour un demandeur d’emploi qui se lance, c’est avant tout des économies de temps passé à lancer un concept qui ne fonctionnera peut-être pas. Dans notre cas, l’idée a déjà fait ses preuves, il faut juste tout mettre en oeuvre pour la dupliquer correctement.

Vous serez aidé pour cela par la marque, qui vous formera pour vous rendre le plus performant possible. N’oubliez quand même pas que vous êtes indépendant et que ce titre, devenir entrepreneur reste quand même un risque, surtout qu’on n’y demande pas d’expérience particulière. Donc pas d’emballement. Prenez le temps de monter votre projet.

7. Les aides des banques

Certaines sont plus actives que d’autres quand il s’agit de faire un prêt à une personne souhaitant ouvrir une franchise. La Banque Populaire par exemple y a même adjoint un onglet spécialisé sur son site Internet, la BNP à un service spécial qui s’occupe de ces derniers, la Caisse d’Epargne est très impliquée dans la création d’entreprise, le LCL également ainsi qu’HSBC.

À  voir aussi : les aides solidaires du Crédit Mutuel.

Comment démarrer sa franchise sans apport (ou avec un faible apport personnel)

D’abord, comprenez bien cela : une franchise sans local ou une franchise sans droit d’entrée ça existe. Mais soyez cohérent : même s’il est possible de se lancer sans apport, c’est quand même plus facile avec une petite somme de côté. Certaines franchises ne sont pas données. Les droits d’entrée peuvent être importants. Les moins fortunés peuvent pencher pour celles qui demandent le moins d’investissement financier. Pour cela, la taille et l’emplacement du local est un facteur déterminant.

En résumé : le choix du secteur doit donc être en adéquation avec vos possibilités matérielles et personnelles.

Je vous recommande de lire cet article : emprunter sans apport personnel.

Trouver la bonne franchise

Cela n’a rien d’évident. Il faut commencer par déterminer le secteur d’activité, puis sélectionner quelques marques. Ensuite, prenez le maximum de renseignements même si cela prend du temps.

Une fois le choix effectué, vient le moment de la prise de contact et de l’étude complète du dossier. Des informations pré-contractuelles complètes sont disponibles chez tous les franchiseurs. Lisez les entre les lignes pour ne rien laisser passer.

Quels secteurs choisir sans apport financier ou très peu (moins de 5000 euros)

Vous êtes nombreux à chercher une franchise pas cher et rentable. Normal, quand on sait qu’il faut débourser 1 million d’euros pour certaines franchises très haut de gamme. Si vos finances sont basses, certains secteurs s’offrent à vous.

  • Les services à la personne : ce ne sont pas les réseaux qui manquent.
  • L’immobilier : pour ouvrir une franchise d’agent immobilier indépendant.
  • L’assistance aux personnes âgées : tout ce qui leur rend la vie plus facile avec de l’aide à domicile comme les courses ou le ménage.
  • Les services pour animaux : les promener, les toiletter…
  • L’entretien des jardins.
  • L’aide informatique.

D’autres franchises, vous permettent aussi de sauter le pas avec 10000, 15000, 20000 ou 25000 € d’apport personnel.

Est-ce réellement possible de se lancer sans apport ?

Vous la savez bien : on ne prête qu’aux riches. Mais j’en connais qui ont fait fortune sans avoir de mise de départ.

Pour réussir si vous n’avez pas d’argent, vous devez avant tout :

  1. Savoir démarrer doucement : il sera temps d’être ambitieux quand vous aurez réellement commencé à faire vos preuves, surtout si vous n’avez que 2000 € ou moins à investir.
  2. Savoir où trouver à vous financer sans passer par un prêt bancaire : il peut s’agir de l’ADIE, d’OSEO, de NACRE ou de vos proches, ou de tout cela à la fois !
  3. Ne pas hésiter à démarrer comme gérant avant de devenir franchisé, on ne vous demandera pas d’investissement personnel si vous prenez une gérance libre.
  4. Vous méfier des arnaques lorsqu’on ne vous demande pas de droit d’entrée !

Franchise boulangerie sans apport: est-ce possible ?

Je fais ici un focus sur les boulangeries parce que vous êtes nombreux à vouloir vous lancer dans le secteur. Vous devez savoir ce que tous les experts comptables et les spécialistes du commerce en franchise disent : ouvrir un commerce sans avoir d’apport personnel est quasiment impossible, car vous devez payer :

  • Le fonds ou le pas de porte
  • Les machines
  • Le stock
  • Avoir de l’argent pour le fonds de roulement…

Dans le métier, on dit que pour que les choses fonctionnent il faut apporter de votre poche au moins 30% de l’investissement total nécessaire au départ. C’est valable pour les boulangeries, les pâtisseries, mais aussi pour tout commerce type « snack » qui s’y apparente.

Voici quelques exemples de droit d’entrée qui vous sont demandés par les principales franchises dans le secteur :

  • Brioche Dorée : 100 000 €
  • Franchise Boréa : 120 000 €
  • La Mie Câline : 60 000 €
  • Marie Blachère : 100 000 €
  • Céréa : 100 000 €
  • Fournil St Nicolas : 100 000 €
  • Feuillette : 200 000 €
  • LA PANETIERE : non communiqué
  • Le Fournil de Pierre : apport 25% à 30% du coût du projet
  • Le Pain du Jour : 50 000 €
  • Pat’à Pain : non communiqué
  • Pâtisserie Masmoudi : Apport 40%
  • SECRETS DE PAINS : 75 000 €
  • Paul : 70 000 €
  • Ange : 120 000 €
  • La Pâtisserie des Rêves : non communiqué
  • Bar à Pain : non communiqué
  • Trésors Sucrés : 100000 €
  • Les Fromentiers : 120 000 €

Vous voyez, pour ouvrir une franchise dans une de ces grandes enseignes, il faut quand même avoir les reins solides !

Tout cela pour dire que ce n’est pas parce qu’on est chômeur qu’on ne peut pas monter sa boîte. Il y a des moyens pour le faire, à chacun de savoir en profiter, mais aussi d’être lucide sur votre situation. Un conseil : avant d’aller frapper aux portes, travailler votre projet pro à fond.

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