Epargne de précaution : combien mettre de coté chaque mois ?

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Se constituer une épargne de précaution permet de passer les coups durs : maladie, impôts, le dentiste à payer, la chaudière à réparer, la famille qui s’agrandit, devoir faire des travaux dans sa maison, la voiture à changer, la machine à laver à remplacer, chômage, divorce… Tout peut arriver et à n’importe qui. Mettre de coté tous les mois fait aussi partie des solutions pour éviter le surendettement. Garder ses économies, c’est mettre une poire de côté pour la soif comme on dit chez nous, chacun le faisant en fonction de ses ressources. Oui, mais combien épargner par mois ?




La crise ne passera pas par moi


L’endettement des ménages français augmente, et les difficultés financières qui vont avec aussi. Avoir des dettes, c’est être dans l’obligation de les rembourser. Si on peut contacter des crédits quand on est en CDI, que se passe-t-il une fois qu’on est à Pôle Emploi, en contrat précaire ou intérimaire ?

Sauf que tout le monde n’est pas capable d’épargner. Si vous êtes cigale plutôt que fourmi, n’hésitez pas à passer par la case coaching budgétaire. Cela vous évitera d’aller cogner à la porte d’une association comme Cresus en criant « aidez moi s’il vous plait, je suis surendetté ». Epargner doit devenir une habitude, pour ne pas se retrouver fort dépourvu… Vous connaissez la suite. Si vous réussissez à économiser 10% de vos revenus, chapeau bas.




 

Combien faut-il avoir d’argent de coté en cas de coup dur ?


L’épargne de précaution dans notre société où personne n’est à l’abri est une obligation, même quand on ne gagne pas beaucoup par mois. Un smicard peut parfaitement économiser 50 euros par mois au minimum, histoire d’avoir au bout de deux ans 1 salaire de côté pour avoir le temps de se retourner. Et encore, il s’agit ici du minimum à conserver sur un compte épargne : 3 mois de salaire conservé au chaud n’est pas un luxe (au delà, on parlera d’épargne de patrimoine).

Car contrairement à ce que pensent ceux qui dépensent tout, l’épargne ne va pas juste servir à apporter de l’aide suite à un licenciement où une obligation de se soigner. C’est oublier toute sa dimension psychologique. En effet, cette somme va vous rassurer au quotidien. Avoir un petit matelas sur lequel dormir permet de se dire que je suis tranquille même si quelque chose m’arrive. Et ce qui fait du bien à l’esprit n’a pas de prix.




 

Quel montant ?

Tout va dépendre des besoins de chacun, du train de vie, et des efforts qu’on est prêt à faire ou non. On ne parle pas ici d’investir pour son avenir, se constituer un patrimoine pour sa retraite c’est autre chose. Non : juste d’avoir de quoi payer ses factures importantes le temps de retrouver du boulot ou si le ciel devait nous tomber sur la tête. Il faut avoir de quoi faire face à ses frais pendant 90 jours (ou au minimum avoir conserver sur un compte facile d’accès 2 mois de salaire). Quand on a de forts revenus (et donc de nombreuses dépenses), c’est plutôt l’équivalent d’un semestre de rémunération qu’il faut avoir de côté.

L’important avec l’épargne de précaution, c’est qu’elle doit être facilement accessible. Il ne faut donc pas placer cet argent sur des supports qui rapportent, mais où vous allez avoir du mal à récupérer les sous, car une tuile qui tombe du jour au lendemain suppose de devoir réagir très vite.

Comment placer cet argent ?


Le livret A par exemple, fort décrié actuellement du fait de sa pauvre rémunération permet toutefois de se faire un virement sur son compte chèque en 2 jours ouvrables maximum. Ne laissez pas plus d’argent sur celui-ci, car là vous risquerez d’en perdre par rapport à ce que le surplus pourrait vous rapporter ailleurs.

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Il faut donc laisser tomber les placements qui rapportent : assurance vie, immobilier, compte à terme, parts de SCPI, bourse… Optez donc pour quelque chose de défiscalisé qui ne vous coûtera rien (comme le livret A, le LDD ou le LEP) ou pour un placement qui rapporte plus qu’il ne coûte, mais toujours avec à l’esprit cette possibilité de pouvoir récupérer sa mise rapidement : les super livrets bancaires des banques en ligne sont très intéressant pour qui sait profiter des promos régulièrement offertes sur le net.

La détresse financière n’est pas une fin en soi


Les personnes en détresse financière peuvent faire appel à des expert appelés les coach budgétaires pour les aider. Cette aide, quand elle est judicieuse, va permettre de pouvoir ce remettre sur le bon chemin et de pouvoir avoir accès à ce que tout à chacun devrait pouvoir faire un jour : partie en vacances, acheter une maison, faire du shopping, payer les études de ses enfants, ne pas craindre l’avenir… Même si je vous l’accorde, pour avoir tout ceci, il faut bien gérer son budget mais aussi avoir un bon boulot.

Les chiffres du surendettement en France

Car c’est avant tout ce qu’il faut éviter avec une gestion catastrophique de ses finances : devenir surendetté. On connait tous dans nos relations une famille qui connait ce genre de problème. Il y en aurait presque 1 million en France. La BDF a donc du pain sur la planche, d’autant plus que rien ne semble pouvoir venir freiner l’augmentation constante de ce chiffre désastreux. Les dossiers s’empilent sur le bureau des commissions de surendettement. Le but : réechelonner ses dettes ou même les faire effacer. Les crédits renouvelables et autres revolving y sont pour beaucoup. Quand on ne peut pas payer, il faut bien trouver une solution. Les créanciers, eux, patientent.

Mais tous les dossiers ne sont pas reçus, et la plupart du temps, une dette reste une dette, plombant le quotidien et rendant impossible la souscription d’autres crédits. Les personnes les plus fragilisées sont les femmes seules, les retraités, les locataires, ceux qui ont de très petits revenus. Si vous cumulez, bonne chance…

Comment mieux gérer ses comptes


Tenir ses comptes bancaires en laisse pour ne pas les laisser s’effondrer vers un découvert récurant : c’est votre objectif ! Le coaching va vous permettre d’anticiper l’avenir, en faisant le point sur vos dépenses obligatoires, les superflues, les rentrées d’argent actuelles, celles à améliorer et les projets de vie de la famille. Car une gestion saine peut rapporter gros, même si on ne devient pas riche du jour au lendemain en gommant ses travers.

gérer ses comptes

La tenue saine de ses comptes permet même de gagner de l’argent. Si vous avez tendance à vivre à crédit, faites les comptes de vos frais bancaires chaque mois : la somme, sur une année, peut donner des vertiges. Rajouter quelques revolving jamais soldés à tout cela, et vous comprendrez vite l’urgence de la situation.

Optimiser ce qu’il reste à la fin du mois : les règles à suivre


Plus que la performance, c’est ici le but recherché, avec ou sans conseils. Pour commencer, il faut établir son budget mensuel, et ne pas y déroger. Il faut le suivre chaque jour, en n’oubliant pas de consulter ses comptes quotidiennement pour ne pas faire d’erreur. A partir de là, si un bénéfice des recettes par rapport aux dépenses est dégagé, on passe à la deuxième étape : mettre de l’argent de côté. L’étape numéro trois sera celle de la réussite : avoir les moyens de financer ses projets.

Si ces étapes vous semblent insurmontables, le coach budgétaire est fait pour vous. Sauf qu’à moins de bénéficier du suivi d’une association, son travail ne sera pas gratuit. Tout dépend donc de ce que vous êtes prêt à y mettre.

Les français sont conscient des risques financiers et épargnent de plus en plus

C’est la bonne nouvelle du jour : la prise de conscience ! Il faut dire que les campagnes de prévention contre le surendettement se succèdent, et que les consommateurs sont maintenant mieux informés des risques.

surendettement

Les français font donc attention à ce qu’ils dépensent, mais aussi à ce qu’ils épargnent. Car en ces temps troublés, la prudence est de mise. Il n’est pas rare d’épargner 15% de ses revenus, car quand la crise est là, c’est le principe de précaution qui prévaut, surtout quand la croissance ne repart pas et que le chômage connaît des vagues de hausses successives. Reste que comme souvent depuis des décennies, c’est le prix du pétrole qui fait la pluie et le beau temps dans le pays. Reste à espérer qu’il ne reprenne pas son envol pour augmenter le pouvoir d’achat des classes moyennes, et ainsi leur permettre d’épargner un peu plus.

L’épargne de précaution porte bien son nom. Il est important de penser à demain, car après la pluie vient le beau temps, et vice-versa.