Comment devenir assistante sociale : formation, écoles, salaire, débouchés…

devenir assistante sociale

Beaucoup de personnes cherchent à travailler dans le social, il n’y a qu’à se rendre sur un forum des métiers pour s’en rendre compte. Il faut dire que le secteur recrute, et que les besoins en la matière ne cessent d’augmenter. Il n’y a pas qu’une seule formation pour devenir assistante sociale. On peut passer par les meilleures écoles pour se former, mais aussi apprendre le métier à distance, par correspondance, ou en cours du soir avec une formation pour adultes, avec les mêmes débouchés. Avec ou sans le bac, chacun peut faire les études qui lui convienne.




 

Devenir assistante sociale : un sacerdoce


Commençons d’abord par un petit hommage : que ferait-on sans elles ? Ces femmes (on ne compte que peu d’hommes, moins de 5%) offrent leur écoute, leur soutien et leur aide, à ceux qui en ont besoin (personne au RSA, chômeur, interdit bancaire) . Une assistante sociale peut redresser une situation paraissant bien compromise, avec son expérience. Elles sont souvent la dernière chance quant tout va mal et évitent bien souvent que la précarité ne fasse son apparition dans les familles en difficultés majeures.

Auprès d’elles, on trouvera d’abord des informations, là où la jungle du net nous perd un peu plus chaque jour. Plusieurs secteurs sont concernés : le logement, la santé, les prestations sociales, mais aussi l’emploi et la formation, où des secteurs plus spécifiques qui demandent une spécialisation comme la drogue ou les enfants battus. Ensuite, si besoin, elle agira pour débloquer des dossiers, ou les initier. L’administration est tellement complexe que cette expérience là n’a pas de prix pour faire valoir ses droits. Elle sait qui appeler, et à quel moment le faire. Respect.




 

Quelles qualités faut-il avoir ?

D’abord, et ça ne surprendra personne, il faut être capable d’écouter. Les personnes qui font appel à une assistante sociale sont souvent dans une grande détresse, il faut donc faire preuve de psychologie et de patience. Ensuite, il ne faut pas avoir peur de faire des heures, les dossiers nécessitant souvent un traitement en urgence, des déplacements fréquents, et de multiplies coups de fil avant d’arriver à les solutionner. Enfin, et ce n’est pas la moindre des choses, il faut aimer son prochain et faire preuve d’humanité. C’est un métier qui met en avant les vraies valeurs.




 

Où les trouver ?

Si vous avez besoin d’une assistante sociale pour vous aider, vous pouvez vous adressez dans votre entreprise, pour ceux qui travaillent dans des grosses boîtes. Si le problème concerne votre enfant (scolarité, cantine…) on en trouve dans tous les établissements scolaires, à condition de prendre rendez-vous. Même chose dans les mairies. Il y a une permanence dans toutes les communes, ainsi qu’à l’échelon un peu plus haut, au département. Pour des besoins plus spécifiques, elles exercent aussi dans les prisons ou dans les hôpitaux.

Quelles études faut-il faire ?

Plus une assistante sociale sera bien formée, et plus elle sera compétente. En France, il faut passer un diplôme d’état quand on est bac+3 (un DEASS), seul sésame permettant d’exercer. Une fois cet examen réussit, les candidats admis auront le statu de fonctionnaire, encore faut-il qu’une carrière dans le public les tentent.

Cela nécessitera donc de cirer encore les bancs de l’école trois ans après le bac, période pendant laquelle sont prévus des stages pour un total de 12 mois. Mais les places dans les écoles sont chères, et il faudra donc réussir l’examen d’entrée une fois son bac en poche pour pouvoir y étudier. Une autre vois consistera à passer par la fac, et par un DUT sur 3 ans  (qui ne sera reconnu que comme un bac +2) avec préparation au concours la dernière année avant de concourir au DEASS.

Est-ce qu’il existe un BTS social ?

Non, mais tout n’est pas perdu. On peut trouver un BTS qui ne permettra pas de devenir assistante sociale, mais quand même de pouvoir travailler dans ce secteur là, avec des stages en entreprise ou encore mieux pour ceux qui ont besoin de gagner leur vie tout en étudiant : l’apprentissage. L’alternance est la formule idéale pour cela. Le mieux est encore de se renseigner auprès des CFA (établissements qui forment les apprentis). Toutefois, il faudra quand même avoir le bac pour pouvoir y entrer, comme pour tous les BTS en général d’ailleurs. Peut importe la filière, même si le bac ST2S est particulièrement apprécié, tout comme un bon dossier. Prévoir un entretien approfondi.

BTS social

Une fois ce diplôme obtenu, il sera possible par la suite de s’inscrire en licence, ou de passer certains concours, comme celui de conseiller en économie sociale et familiale par exemple.

Peut-on devenir assistante social sans diplômes ?

Quand on n’est pas très bon à l’école, ou qu’on veut se reconvertir, comment fait-on ? Nous l’avons vu un peu plus haut : le diplôme d’état est obligatoire pour exercer. C’est le règlement, et on ne peut pas y déroger. Les écoles sont agréées, et on peut y entrer avec le bac, ou un équivalent si on réussit les épreuves de sélection (épreuves écrites + un examen oral de motivation). Même chose pour l’entrée dans un DUT, qu’il soit à Paris Descartes, à Bobigny, ou en province.

Si vous avez arrêté vos études il y a un certain temps, et que vous n’avez pas pu passer votre bac, pas de panique. Il est possible d’obtenir un équivalent, le DAEU, afin de pouvoir reprendre des études supérieures.

Les diplômes complémentaires pour accéder à des postes d’encadrement dans le social

Pour celles qui ont eu la chance de devenir assistante sociale, il y a encore des moyens pour grimper et pouvoir encadrer des projets et du personnel, que ce soit dans les établissements sociaux ou dans les associations.

diplôme assistante sociale

Le premier consiste à passer un CAFERFUIS. La formation dure 1an 1/2 (stages + enseignement théorique) et a lieu dans le sud (Montpellier et Perpignan). A la clé : plus de responsabilités, et un métier qui va évoluer vers quelque chose de plus « qualitatif ». On y apprend à concevoir et à conduire un projet, à manager une équipe, à savoir gérer un budget et à pouvoir appréhender au mieux une situation donnée grâce à des qualités d’expertise technique. Il y a un examen d’entrée ainsi qu’un entretien de motivation. Pour ceux qui financeront la formation avec leurs propres deniers, sachez qu’elle coûte 7200 euros.

Le deuxième à passer un DEIS, celui-ci devant apporter les réponses aux nouveaux besoins des usagers et aux transformations sociales. Ces nouvelles compétences acquises permettront d’agir dans des situations rendues de plus en plus complexes par ce monde qui évolue sans cesse. Le Master est dispensé à Nanterre et s’adresse aux titulaires d’un diplôme de niveau III ou d’une licence qui travaillent déjà dans le social. La formation dure 3 ans et coûte un peu plus de 12000 euros.

Combien gagne une assistante sociale ?

Quand je disais que ce métier était un sacerdoce… C’est comme quand on choisi l’administration hospitalière, il ne faut pas compter y faire fortune.

Le salaire d’une assistante sociale débute à 1500 euros (dans le public comme dans le privé), et peut aller jusqu’à 1800 pour celles qui choisissent de travailler pour la sécurité sociale. Après, chaque année permettra de grimper les échelons et d’augmenter sa maigre pitance de quelques dizaines d’euros. Rappelons que le salaire d’un fonctionnaire, qui travaille pour la fonction publique, est calculé d’après une grille indiciaire. Chaque agent cumule des points, en fonction de son ancienneté. Pas d’histoire de mérite là dedans, et c’est bien dommage.

Devenir assistante sociale en Belgique


Le système n’est pas tout à fait le même mais se rapproche quand même de ce qu’on connaît en France. Il faut avoir son Bachelier d’assistante sociale, qui s’obtient après 3 ans dans une Haute Ecole. Plus qu’une vocation, c’est donc bien ici aussi un métier qui nécessite d’avoir une formation et des compétences solides. Certains aménagements de scolarité y sont toutefois possibles pour ceux qui travaillent, comme les cours décalés le week-end.

Au programme de la formation : droit, psycho, déontologie, réinsertion professionnelle, thérapie assistanat… Une fois celle-ci terminée, il est possible (et recommandé) de la compléter par un Master, en sciences du travail par exemple.

Vous l’aurez compris : le métier d’assistante sociale nécessite une formation longue. Mais les enjeux sont trop importants pour le prendre à la légère.