Racheter un rachat de crédit : tout le monde à droit à une 2ème chance !

racheter un rachat de crédit

Le taux des prêts a rarement été aussi bas que maintenant, et pour ceux qui ont accumulés les crédits à des taux beaucoup plus élevés, pensez à la solution de la restructuration de dettes. On peut choisir de renégocier ses emprunts, ou de regrouper ses prêts via un rachat de crédits à meilleur taux. Et pour ceux qui en ont déjà un en cours, pourquoi ne pas faire un 2ème rachat de crédit ? Pour trouver les prix les plus intéressants, faire appel à un courtier dont c’est le métier est une solution digne d’intérêt.




 

Se faire racheter son crédit 2 fois


Soyons francs. Si on en arrive là, c’est que le quotidien n’est pas rose : perte d’emploi, chômage long, RSA, maladie… Autant d’accidents de la vie qui font baisser les revenus et donc les possibilités de rembourser ses dettes en temps et en heure. Car ce n’est pas parce qu’on a fait un premier rachat de crédit que tout s’est amélioré d’un coup. Parfois le sort s’acharne, et on a encore besoin de faire descendre ses mensualités pour pouvoir les honorer. En contrepartie, l’horizon du solde de ses dettes s’éloigne et on se demande quand on va pouvoir en voir le bout.

Mais on ne peut pas toujours racheter son rachat, tout va dépendre du crédit en cause et de sa durée. Ainsi, s’il s’agit d’un prêt conso, mieux vaut renégocier les mensualités directement avec l’organisme en question. Ils le font tous sans trop de problèmes, car pour eux, plus la durée s’allonge, et plus ils gagnent. Si le TEG vous semble trop important, allez voir chez la concurrence sans avoir de scrupules.




 

Combien de fois peut-on faire un regroupement de prêts ?

Dans l’absolu, il n’y a pas de limites, même si les banques préfèrent que 2 ans se soient écoulés avant une nouvelle demande. Dans tous les cas, il faudra avoir montré patte blanche dans ses remboursements et ne pas avoir manqué une seule mensualité. C’est donc votre situation financière qui permettra de débloquer un nouveau dossier. Si ces conditions sont réunies, vous allez pouvoir renégocier votre taux d’intérêt, en profitant des tarifs en cours au moment de votre demande. En cas de doute, aller voir votre banquier, un courtier, et faites une simulation. Cela vous évitera d’engager des démarches pour rien.

Si vous avez d’autres projets, profitez en pour emprunter un peu plus afin de pouvoir les réaliser (toujours dans la limite de vos capacités de remboursement, bien entendu). Vu les taux aujourd’hui, même en payant plus pour un rachat, si vous avez emprunté il y a 3 ans, vous devriez en sortir gagnant et faire des économies.




 

Le logement au centre du rachat


C’est souvent lui qui en est la cause, mais aussi le moyen. Je m’explique : on rachète un emprunt très souvent pour ne pas se faire expulser du logement qu’on arrive pas à payer. Et si on n’est pas propriétaire de celui-ci, il y a peut de chance d’obtenir cette seconde « chance ». Car de plus en plus, il est demandé dans ces situations d’avoir un bien immobilier à mettre en garantie, le risque étant de tout perdre si la situation personnelle et professionnelle de l’emprunteur s’aggrave encore. Cette règle est 2 fois plus valable encore en cas de fichage BDF ou de surendettement.

logement hypotèque

Bon à savoir : les organismes financiers sont de plus en plus nombreux à proposer le rachat, faites jouer la concurrence. Si une porte se ferme, une autre s’ouvrira, à moins d’être FICP. Généralement, les banques n’aiment pas ça.

Les cas où c’est impossible

Une règle : ne vous voilez jamais la face et ne faites pas l’autruche. Si vous êtes surendettés, au RSA, en CDD au SMIC, intérimaire, que vous louez votre logement, fiché FCIP ou FCC à la Banque de France, les chances d’obtenir un rachat de crédit sont de 0. Il faudra donc trouver un autre moyen pour avoir de l’argent emprunt familial, ou bien monter un dossier de surendettement avec une association comme CRESUS. Je pense n’avoir pas trop besoin de vous expliquer pourquoi : une banque n’est pas un philanthrope, et elle ne prend aucun risque.

Pourquoi passer par un courtier ?


C’est un pro du crédit, et même si son costume de VRP ne vous plait pas, il connait les mécanismes du rachat et les rouages a actionner pour avoir le maximum de chance que cela fonctionne. Le courtier vous fera aussi gagner du temps, puisqu’il va déposer plusieurs dossiers, faire jouer ses contacts. Il connait le marché, les taux et les capacités de négociations des uns et des autres. Un conseil : ne multipliez pas les interlocuteurs, cela pourrait court-circuiter votre demande. Choisissez bien votre courtier en amont, allez sur les forums pour savoir ce qui se dit de lui sur le net.

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Posez vous les bonnes questions

Faire un deuxième rachat de crédit, oui, mais pourquoi ? Racheter pour racheter, non. Il faut avoir un but, un projet, ou une éclaircie dans ses finances à venir. Ce n’est pas un acte anodin. Il vous coutera de l’argent et sans doute des maux de tête sur encore de nombreuses années. Si vous êtes déjà dans la galère financière, que les perspectives de retrouver du boulot sont bouchées, ne faites pas l’autruche : ce n’est pas pour vous ! Votre situation risquerait de s’aggraver encore plus, et dans ces cas là, les huissiers ne sont jamais très loin de la porte.

renégocier son emprunt

Notre conseil : un 2ème rachat de doit se faire que pour être gagnant sur les taux, ou à la limite, pour ne pas se faire saisir sa maison. Mais là il faudra avoir les reins solides. Dans le cas contraire, ce n’est pas la bonne solution. Mieux vaut trouver des arrangements avec ses créanciers ou déposer un dossier de surendettement. Car rappelez vous que vous ne devez pas consacrer plus de 30 % de vos revenus à payer vos dettes, car dans ce cas là, aucune banque ne voudra jouer le jeu, et elles auront raison.

En conclusion, un rachat de crédit n’est pas « une chance », mais une possibilité de profiter vous aussi des taux en vigueur, bien meilleur que ceux pour lesquels vous avez signé.