Coaching budgétaire pour surendettés en détresse financière : l’association Bartholomé Masurel à Lille

lutte surendettement

L’aide pour les personnes en détresse financière ne passe pas que par des dons d’argent. On a besoin de tous les conseils possibles pour aller mieux, surtout quand on est en situation de surendettement, ou en passe de l’être. Parmi les interventions qui peuvent permettre à une personne de se sortir d’une mauvaise passe, il existe le coaching budgétaire. A Lille, l’association Bartholomé Masurel aide les surendettés du nord de la France à réorganiser leurs finances pour si possible, leur permettre de repartir du bon pied. Explications.




 

Le surendettement n’est pas une maladie irréversible


C’est la bonne idée du moment : ouvrir une permanence où on peut venir rencontrer un spécialiste de la maîtrise budgétaire, pour voir ce qui cloche dans ses dépenses par rapport à ses revenus, comment trouver des solutions pour faire des économies ainsi que la meilleure façon de se sortir de ses dettes et de la galère financière.

Devoir trop d’argent un peu partout rend fou, mais une main tendue qui émerge de la masse peut tout changer, pour transformer les dettes et les visites des huissiers en mauvais souvenirs. Les personnes qui travaillent dans cette association sont bénévoles, et il est même possible de les retrouver chaque mois au CCAS de Comines en prenant rendez-vous (03 28 38 82 00).




 

La lutte contre l’exclusion sociale : une priorité


Bartholomé Masurel officie depuis 15 ans, et a été créée par le Crédit Municipal de Lille (connu aussi pour ses prêts sur gages, au même titre que le mont de piété à Paris). C’est peu mais déjà beaucoup, par rapport aux nombres de dossiers où l’association a pu intervenir en apportant son expertise, presque 2000 personnes aidées chaque année. Personne n’est prédisposé à devenir surendetté. C’est un mal qui peut toucher tout le monde, sans qu’on le voit forcément venir : on empile les crédits pour consommer, pour payer ses factures, pour améliorer l’ordinaire, pour finir le mois, pour faire plaisir… Et quand on est dans l’engrenage des revolving non maîtrisés, la machine est sans pitié pour les plus faibles : elle les broie comme du grain à moudre.




 

Se prendre en main

En effet, comment s’en sortir quand on gagne le SMIC et que l’on doit rembourser 500 euros par mois de crédits divers et variés ? La solution va consister, avec l’aide de l’asso, d’éviter la descente aux enfers. Monter un dossier de surendettement, renégocier chaque dette avec les créanciers pour baisser les mensualités, les geler quand cela est possible : c’est le quotidien des bénévoles. Il ne faut pas avoir peur de se rendre au siège de Lille ou dans les permanences de la région pour parler de ses problèmes. C’est le premier pas à faire pour s’en sortir, car ce n’est pas en restant chez soi et en se lamentant que les choses vont s’arranger. Agissez, et sachez que la personne que vous allez avoir en face de vous à un devoir de confidentialité, et qu’elle s’y tiendra.

  • Bon à savoir
    Bon à savoir

Les coordonnées : 6 Rue Jean Roisin, 59000 Lille. Téléphone : 03 20 18 04 06.

Avoir des comptes équilibrés

Pour ne pas retomber dans ses travers, il faut apprendre à gérer son budget, surtout si on traverse des accidents de la vie. Vous venez de perdre votre travail, vous sortez d’une longue maladie, d’un divorce… Les situations qui déséquilibrent les revenus d’une famille sont nombreuses, et il faut parfois revoir ses habitudes de consommation pour s’y adapter. Si les logiciels de gestion de budget pullulent sur le net, la bonne vieille méthode du stylo et du carnet où on note tout est tout aussi bien pour ceux qui ne sont pas équipés en informatique (il ne manquerait plus de faire encore un crédit pour pouvoir faire ses comptes).

Et il est possible de faire beaucoup d’économies si besoin, certaines dépenses n’étant pas vitales, en particulier celles liées aux loisirs et à son mobile.

Faire un micro crédit social


 micro crédit

Il y a des dépenses dont on ne peut se passer (en particulier celles liées à l’énergie et au loyer), et qu’il faut parfois pouvoir régler au plus vite. Ce caractère d’urgence peut pousser à faire un petit emprunt social, à un taux d’intérêt correct, pour parer au plus pressé et ne pas se retrouver sans eau, sans toit, sans lumière et sans chauffage. Et une fois n’est pas coutume, c’est un organisme connu pour ses prêts personnels qui est partenaire de cette opération là, avec un micro crédit à 4%.

Cofidis s’engage pour l’emprunt responsable

En soi, faire un prêt à la consommation n’a rien d’exceptionnel si on ne connaît pas des problèmes pour le rembourser dans les délais, et si cela n’influe pas sur la vie de sa famille (déséquilibre entre ressources et dépenses). Là où ça devient compliqué, c’est quand une personne qui n’en a pas les moyens emprunte.

Même si les lois Lagarde puis Hamon sont passées par là pour protéger le consommateur en l’informant et en rendant les conditions d’accès plus difficiles, il est important d’insister encore et toujours sur la nécessité de maîtriser son budget, raison pour laquelle Cofidis s’est associée avec l’association Bartholomé Masurel.

Des comptes bien tenus, ce sont des nuits sans insomnies. Anticiper ses rentrées d’argent et ce que l’on va dépenser permet de ne pas finir le mois en roue libre, sans avoir de quoi payer ses factures. Avant de faire un crédit par exemple, il faut anticiper ses mensualités, et se prouver par A+B qu’on pourra rembourser sans tirer le diable par la queue.

  • Des problèmes de budget ?
    Des problèmes de budget ?