Banque communautaire et sociale à l’étranger : l’exemple de Fidor Bank en Allemagne et la banque Palmas au Brésil

banque sociale

Une banque solidaire et sociale, et pourquoi pas ? Certain les taxent d’être une banque des pauvres, mais qu’il s’agisse de la Fidor Bank en Allemagne, ou de la banque sociale au Brésil (Palmas), elles représentent tout l’intérêt d’une banque communautaire, avec notamment la mise en place de crédits sociaux à la consommation.




 

La Fidor Bank : micro-crédit social pour les pauvres


Le prêt communautaire révolutionne le monde de la banque. La Fidor Bank fait parler d’elle depuis 2009, en changeant la finance, ou du moins sa perception, sur le long terme, à contrario des banques qui utilisent le modèle social pour des opérations publicitaires.

La Fidor Bank est un modèle de communautarisme, et même son interface Internet ressemble à celle des réseaux sociaux. Chacun peut y intervenir, s’informer, se documenter, et entrer en contact avec les autres membres. Concrètement, s’il y a souscription à un produit bancaire, ce sera uniquement par besoin, et pas parce qu’un conseiller aura harcelé son client au téléphone.

Les membres sont intéressés à participer, puisqu’ils touchent de l’argent en fonction de leur implication dans la communauté. Ce sont eux qui font le travail habituel d’un conseiller bancaire, à savoir parler d’un placement par exemple, en donnant leur avis et leur perception du produit. Quand c’est un client qui recommande un livret d’épargne, cette recommandation a bien plus d’impact au niveau des autres clients, que s’il s’agissait de l’avis d’un banquier.




 

Les autres particularités de la banque allemande Fidor

Beaucoup d’entre vous ont sans doute déjà entendu parler du prêt entre particuliers, qui se passe de l’intervention d’une banque. Et bien Fidor l’a aussi intégré dans son offre, puisque cette négociation privée entre deux clients est possible. Les clients ont donc le choix entre emprunter en PAP, ou bien choisir le crédit proposé par la banque. Ils peuvent comparer, et choisir la meilleure alternative pour emprunter à un bon taux, avec le moins de contraintes possibles.

Fidor est une banque sans carte de crédit et sans chéquier, ce qui peut poser certains problèmes. Mais il faut vivre avec son temps, et les clients de la banque allemande peuvent régler leurs achats grâce à un équivalent de Ppaypal, appelé FidorPay.

Le succès de cette banque sociale s’explique par la vitesse à laquelle se propage le bouche à oreille, les clients étant la meilleure publicité possible pour la banque, et gratuite en plus de tout cela. L’argent peut donc être envisagé autrement, et ça, c’est bon à savoir.




 

Fidor Bank, une banque totalement sociale ?

Emprunter à un particulier est un acte fort, mais aussi parfois une solution de recours. L’échange d’argent entre deux personnes contre le paiement d’intérêts est vieux comme le monde, encore faut-il que cela soit bien encadré pour éviter les dérives pouvant intervenir dans ce genre de transactions.

Le client devient donc le centre de toutes les intentions, puisqu’il est à la fois utilisateur et prescripteur. Même les bonnes idées des concurrents sont reprises sur le site de la banque, dans l’intérêt de l’utilisateur, qui a toutes les cartes en main pour choisir. Le dialogue, voici ce que certains estimaient mineur. Avec la Fidor Bank, le dialogue est majeur, central et déterminant.

Une banque communautaire, c’est du marketing ?

Oui et non. Quand on gagne peu d’argent, et qu’on n’a pas des grosses sommes à placer en bourse, on est content de trouver ce type de banque social. Par contre, un client qui intervient tout le temps, c’est aussi une mine d’infos pour la banque quand à ses habitudes de consommation. Le réseau social bancaire fonctionne un peu comme facebook, dont les interventions constantes des membres permettent de mieux cibler les publicités diffusées.

La banque brésilienne Palmas : quand la monnaie sociale devient un modèle


La microfinance solidaire s’est imposé comme un modèle économique viable, qui a permit à un nombre incalculable de petites entreprises modestes de pouvoir financer un investissement ou un développement, mais pas seulement. Les crédits à la consommation peuvent aussi être financés via ce système.

La banque Palmas, c’est aussi une monnaie spécifique à elle seule : le Palmas

Les micro crédits sociaux vont permettre de soutenir l’économie. A l’échelle du Brésil, c’est énorme, avec une demande qui ne fait que s’amplifier. Les quartiers populaires, les favelas, fourmillent de bonnes idées, mais se heurtent au refus de financement par les banques classiques, d’où l’invention de ce nouveau mode de financement, qui a petit à petit pris la forme d’un modèle économique.

La monnaie locale, la fameuse Palmas ne sert que pour les crédits à la consommation, et sa valeur est calquée sur celle du réal. Les producteurs qui sont payés dans cette monnaie peuvent l’échanger contre l’officiel. Pour l’emprunteur, c’est l’obligation de dépenser son prêt personnel dans le quartier, et les intérêts sont soustraits au moment de l’achat. Cela permet à des zones géographiques bien définies, la plupart du temps sinistrées, de re-fonctionner, et de créer de la valeur.

En savoir plus sur la banque Palmas

Une banque, mais solidaire, où viennent des gens modestes pour demander un crédit. Les demandeurs d’emploi la connaisse bien, ils peuvent aussi profiter des formations qui sont offertes aux jeunes et aux femmes du quartier. Elle a été créée en 2003, et son modèle a été copié depuis dans tout le pays, avec succès.

Etre pauvre et avoir besoin d’argent au Brésil n’est plus une fatalité, à condition d’avoir un bon projet ou quelques possibilités de remboursement. C’est pourquoi la banque Palmas est soutenu par les nations unies et son programme de développement.

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